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TRAUMA (Dario Argento, 1993)
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Ishmael Chambers
Spoutnik


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MessagePosté le: Ven Aoû 05, 2005 3:42 pm    Sujet du message: TRAUMA (Dario Argento, 1993) Répondre en citant

Bonjour,

Trauma à l'instar des trois derniers films d'Argento est l'un des plus vilipendés de la carrière du cinéaste. Cette excursion aux Etats-Unis est pourtant une oeuvre particulièrement intéressante: de par le regard très particulier porté sur le territoire américain et sa société de consommation ,sa production cinématographique... A contrario de ce regard cauchemardesque sur la norme, le clinique, on dénotte un profond attachement porté à ces deux héros. Il s'y mèle ainsi histoire d'amour et ironie. C'est aussi le début de la "trilogie d'Asia" et du regard qu'Argento portera sur sa fille.

La première partie de l'étude est une sorte de petite synthèse de ce que l'on peut retenir de ce "Trauma"... La semaine prochaine, la seconde partie s'evertuera d'effectuer un comparatif du film avec "Profondo Rosso", pour observer comment des figures tres identiques entre les deux films montre aussi l'évolution du cinéaste et de sa poésie de l'image.

Cette étude est une sorte de prolongement de ce que j'avais déjà exprimé sur le cinéaste dans mon texte sur "Phenomena". Que pensez vous du regard sur l'Amérique que l'on retrouve dans "Trauma"? De la façon dont Argento traite ses personnages, ou filme sa fille dans la "trilogie d'"Asia"? Avant la mise en ligne de la seconde partie, ce sont certains points sur lesquels il peut être intéressant de débattre.
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SwanSong
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MessagePosté le: Mer Aoû 10, 2005 5:11 am    Sujet du message: Un peu trop...mais agreablement traumapartisan Répondre en citant

Très belle première partie d’analyse, notamment à propos des points forts et troubles du film (l’anorexie, le rapport à la nourriture, la relation Dario/Asia). Par contre, je trouve que ton couplet sur la société américaine ressemble à du Besancenot. « Pays de masse », « imagerie normée », “…une Europe aux racines culturelles profondes, habitant de grandes maisons anciennes, règle son compte à un modèle très lisse ». … On est en plein fantasme ! Ce mélange d’a priori presque haineux autant que candide est tombé dans le domaine public, non ? C’est très français de croire que l’on vit sur Mars et que son voisin de palier connaît Flaubert et Pavese ! C’est surtout très dommage compte tenu de la grande qualité de ton article. « Trauma » pourrait se passer à Turin, à Paris comme à Barcelone. Et cela ne changerait rien. Bien au contraire, l’un des points faibles du cinéma d’Argento c’est son incapacité à ne pas savoir tirer pleinement parti de ce qu’il utilise. Dans « Trauma », la ville américaine n’est hélas pas grand-chose d’autre qu’un décor. Au point que l’on se demande parfois, ce qu’il y fout. Je ne crois pas que l’interprétation que tu en donnes corresponde sur ce point précis à une volonté du cinéaste. Comme toi, je l’ai souvent entendu s’exprimer a propos des Etats-Unis et de son cinéma « normé ». Je pense au contraire que sa position est classique, pas même ambigue. Outre « l’americana » qui a toujours habité son cinéma – notamment dans la prolifération de personnages yankees (« La Fille qui en Savait Trop » de Bava comme trauma cinématographique, certes) c’est le rêve ordinaire du « petit européen qui veut un temps s’imposer à Hollywood ». Argento a beaucoup souffert de son inadaptation aux méthodes de travail US. Mais, plutôt que d’avouer qu’il n’a pas su faire son film, il dégaine le refrain à propos du puritanisme, de la soif d’argent, de la censure...bref de toutes ces choses que tout le monde connaît et qui bouffent ponctuellement le cinéma américain, Alors pourquoi faire des films là-bas ? La réalité est plus prosaïque, Dario aurait aimé mais Dario s’est planté. Voila tout. Ses films ont un vrai public aux Etats-Unis. Bien plus qu’en France ou pratiquement plus personne ne sait qui il est et où ses films ne trouvent pas de distributeurs. La question est de savoir pourquoi ce cinéma et ses règles qu’il a dénigré avec virulence à l’époque d’Opera, il tente aujourd’hui de le reproduire aussi maladroitement et poussivement dans « The Card Player ». D’autre part, je pense qu’Argento souffre de son enfermement absolu, ce qui est en contradiction avec cette « envie d’universalité » que tu lui prêtes. C’est quasiment un cinéaste intemporel. Ce qui, paradoxalement et à certains égards, est aussi une qualité. Son cinéma n’est pas concerné par le changement, la mutation du monde, des époques. Ainsi les bars, cercles de jeux et ambiances de rues dans « Card Player » sonnent faux car très années 80. Ne parlons pas d’un éventuel positionnement politique… Tout en étant (se voulant) très à gauche, beaucoup l’ont qualifié de fasciste ! A mon sens, indépendamment du scénario hasardeux, la dissonance de « Trauma » provient d’une réelle difficulté à prendre bien en compte la somme des éléments. Comme par exemple, ce mauvais équilibre entre la force du personnage d’Aura (celle qu’Asia lui confère, surtout) et le fantoche joué par Rydell. Navré, mais quand tu définis David comme « artiste rejeté par le système »… j’ai beau connaître très bien le film, moi je ne vois qu’un personnage inconsistant incarné par un acteur terne. De fait, le choix de mauvais ou médiocres comédiens à souvent handicapé les films d’Argento. Je pense en particulier a « Opera », au « Sang des Innocents » - le grand Max excepté - à Franciosa dans « Ténèbres ». Quand il a Hemmings, Musante, Meril ou Harper, cela fonctionne comme conducteur, il peut se laisser aller à toutes ses fantaisies. Ici, il a une excellente distribution, Rydell excepté. Mais, on ne peut pas toujours demander à un acteur, aussi bon soit-il, de colmater les trous. Surtout lorsqu’il s’agit de crevasses. Malgré tout, « Trauma » est le dernier Argento que j’ai trouvé séduisant… Après l’avoir revu plusieurs fois !
En résumé, je dirais qu’en cinéphile valeureux, par petites mais solides touches, tu reconstruis un peu… un peu trop peut-être… un « Trauma » d’Argento à ton image. Mais le propos n’est-il pas après tout de donner envie aux cinéphiles de le découvrir ? Sur ce plan, tu rafles confortablement la mise.
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Carlo Sturni
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MessagePosté le: Mer Aoû 10, 2005 11:10 am    Sujet du message: Re: Un peu trop...mais agreablement traumapartisan Répondre en citant

Citation:
Très belle première partie d’analyse, notamment à propos des points forts et troubles du film (l’anorexie, le rapport à la nourriture, la relation Dario/Asia).


l'un des aspects les plus intéressants du film est selon moi la relation ambigue entre David et Aura...Argento joue dans ce film sur les troubles sexuels (comme dans pas mal de ses autres films! Laughing ),et je vois plus dans la relation entre David et Aura une relation fraternelle qu'une relation amoureuse.

Citation:
Ses films ont un vrai public aux Etats-Unis.


je n'en suis pas sûr Wink ...pas mal de critiques et de spectacteurs américains ayant souvent reproché à Argento ses scénarios "illogiques","incohérents" voire "délirants"...d'ailleurs,à part "l'oiseau au plumage de cristal" et "suspiria",aucun des films d'Argento n'a marché dans les salles US,et ceux qui y sont sortis ont été pour la plupart amputés. Wink

Citation:
Ainsi les bars, cercles de jeux et ambiances de rues dans « Card Player » sonnent faux car très années 80.


en quoi trouves tu que les "ambiances de rues" sonnent faux dans "the card player"? Wink Shocked

Citation:
le fantoche joué par Rydell. Navré, mais quand tu définis David comme « artiste rejeté par le système »… j’ai beau connaître très bien le film, moi je ne vois qu’un personnage inconsistant incarné par un acteur terne.


le fait de définir David comme un "artiste rejeté par le système" est peut être un peu exagéré...il n'empêche que je trouve sa dégringolade sociale à la fin du film assez forte,lui aussi devient,soudainement,un marginal.
contrairement à toi,j'apprécie la prestation de Rydell (et celle de l'escalope dans "ténèbres",et oui!),mais j'ai plus de réserves avec le reste du casting:
Piper Laurie assez réjouissante c'est vrai nous refait quand même le numéro de CARRIE et Brad Dourif ne refait que du...Brad Dourif!

cela dit,ce qui me déconcerte un peu dans TRAUMA,c'est que si les troubles d'Aura sont largement évoqués,l'(ex) addiction de David est quand même sous-exploitée...on la devine au début du film,puis ça revient in extremis,à la fin.
peut être que si Argento s'était contenté de sa collaboration habituelle avec Franco Ferrini,certains thèmes du film auraient étés plus approfondis...
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SwanSong
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MessagePosté le: Mer Aoû 10, 2005 2:17 pm    Sujet du message: Traumatismes Répondre en citant

Un grand frère…presque un père. Un père incestueux, évidemment. Mais dans cet ersatz de personnage ont peu apporter à peu près tout ce qu’on veut. Surtout ce qui lui manque.

Oui, mais il a toujours un nom aux USA. Et, je le répète, ses films sont vus. En France, quand je cite le nom d’Argento. On me répond « Qui ? » Que la critique conventionnelle américaine assassine Argento, c’est un fait. Mais c’est à peu près le même sort partout. De toute façon, la critique américaine ne vaut rien, selon moi. Tout comme la critique britannique. Ils n’y entendent rien au cinéma. J’apprécie la France pour sa réelle passion du cinéma et son engagement « idolâtre » dans cet art.

Eh bien, comme je le précise, à cause de leurs visuels très années 80. Si l’on regarde la manière dont Argento illustre la rue dans « Ténèbres » et dans « The Card PLayer » on se dit « Tiens, Dario était en voyage pendant tout ce temps ». Note bien que, personnellement cela ne me dérange pas. Je ne crois pas, comme Godard, que le cinéma doit toujours d’une façon ou d’une autre être le témoin de son temps. Après tout, le cinéma d’Hitchcock est possiblement le cinéma le plus « extra-terrestre » qui soit et cela ne l’empêche pas d’être le cinéma le plus aimé dans le monde. Cette remarque est un doute par rapport a l’interprétation d’Ishmael qui prête a Dario Argento un regard qu’il n’a, à mon sens, jamais eu. Sauf peut-être dans « Zombie », mais il y avait Romero – plus concerné par les aspects sociologiques et politiques dans ses films.

Oui, je trouve le caractère de David très faible. Notamment a cause de cette « dégringolade » un peu factice que tu soulignes. C’est pratiquement un expédiant. La question d’Argento ou de Klein est : « Comment le faire remonter jusqu'à Aura » ? L’histoire du bracelet, c’est un peu facile. La faiblesse des personnages chez Argento, c’est une constante. Son personnage le plus dessiné, c’est probablement Asia dans « Sindrome », mais je n’aime pas ce film. J’aime Dourif qui fait du Dourif et Laurie qui fait du Mrs White. Il y a une certaine émulation de « Carrie » dans « Trauma », d’ailleurs.

Quant à Ferrini… capable du meilleur comme du pire. J’imagine qu’Argento est un type impossible et que cela doit être difficile de travailler en tandem avec lui. Il lui manque certainement un vrai scénariste.
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manuma
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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2005 9:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En bon élève de cinétudes, je viens de revoir Trauma et lire attentivement l’étude qu’en a fait Ishmaël.

Et la richesse de celle-ci me conforte dans la bonne opinion que j’avais déjà de ce film, pour moi le plus abouti, le plus intéressant de la période post-Ténèbre du cinéaste, avec Le syndrome de Stendhal.

Certes, il y a là quelques outrances pas toujours du meilleur effet et, sorti du superbe thème ruby rain, la partition de Pino Donaggio s’intègre assez mal au film. Mais l’ensemble a du style, du rythme, une très belle photo, un casting drôlement sympa et, comme le montre la seconde partie de l’étude, s’intègre parfaitement au reste de l’œuvre de son auteur. Ce qui est déjà beaucoup pour moi.
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Ishmael Chambers
Spoutnik


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MessagePosté le: Mar Aoû 16, 2005 3:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Hello!

Bon je trouve ça assez amusant de voir l'ami Besancenot évoqué par rapport à mon texte... "Trauma", tract trotzkiste? Laughing Je ne fait pas du film une oeuvre politique, bien évidemment (ni d'Argento un politique), mais il y a un regard porté sur le territoire américain comme lieu de norme. Le fait d'avoir revu en succession "Zabriski Point" et "Trauma" m'a d'ailleurs semblé que c'était une caractéristique assez net du film et de l'esthétique. On pourrait faire d'ailleurs une étude sur ces cinéastes qui comme Antonioni ou Wenders, plus recemment Von Trier, donnent leur vision du territoire américain. Argento me semble comme européen donner un regard et un certain positionnement politique, même en tant que cinéaste de genre. Je ne dis pas ça pour escuser la "faiblesse" esthétique du film: d'ailleurs je pense que l'escapade dans les suburbs qui clot cette oeuvre est l'un des grands morceaux de bravoure de la filmo du cinéaste dans le malaise et l'étrangeté qu'elle distille. Et je vois là que le problème esthétique de la seconde partie de l'oeuvre d'Argento divise toujours autant. Swan song je comprends à ce titre tes réflexions sur "Card Player"... Il y aura toujours à comparer la flamboyance de ses oeuvres antérieures avec ces esthétiques plus banales de ses films d'aujoud'hui, pour autant, le malaise, l'étrange ou la poésie, toute la création d'Argento me semble encore très vivante.

David est un personnage faible, mais son rejet en tant qu'individu par le reste de la société me semble un élément très fort... L'éjection de la pharmacie est un passage assez violent à ce niveau. En fait je crois que la vraie notion "politique" d'Argento, c'est l'individu contre la masse, ce que lui même pratique au sein même du cinéma de genre, quand il critique de manière absolument virulente tout ce qui tient du ciné industriel. Il est parfois proche de se mettre dans le ghetto volontairement.
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SwanSong
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MessagePosté le: Mar Aoû 16, 2005 5:27 pm    Sujet du message: Sur le modo Profondo Grosso Répondre en citant

Cher Ishmael,

Etant donné que je déteste critiquer un point de vue en faisant preuve d’a priori, j’ai profité de ces quelques jours d’absence pour revoir « Trauma » et – ce qui tombe plutôt bien au regard de la seconde partie de ton analyse – de « Profondo Rosso ». Tes articles à propos du cinéma d’Argento et le très intéressant échange que j’ai eu la semaine dernière avec Carlo Sturni, m’ont aidé à clarifier un peu plus ma position quant au cinéma d’un auteur que j’admire depuis longtemps et qui ne cesse de me décevoir. Je comprends aujourd’hui que je suis un admirateur du cinéma d’Argento, mais que je n’aime guère ses films ! Ainsi, la nouvelle vision de « Trauma » m’a conforté dans mon impression de vide bordélique dans lequel j’aurai aimé trouver, à l’instar de ton interprétation, des éléments plus riches, un travail scénaristique plus creusé et non le « roller-coaster » un peu vain, un peu bricolé, que le film me semble être en définitif. Cette nouvelle vision de « Trauma » ne m’a pas donné la possibilité de « rattraper » le film. Excepté pour le pauvre Rydell que j’ai qualifié de « terne". Or, comment pourrait-il en être autrement, compte tenu de la minceur de son rôle. A propos de ton regard sur la « norme », c’est assez difficile pour moi qui ai vécu aux Etats-Unis et connaît bien la culture américaine de partager cette vision. Du moins en ces termes… C’est le langage utilisé qui m’a fait réagir. Surtout parce que ton article est intéressant et, qu’à l’inverse de beaucoup de gens qui pratiquent la critique, tu as des choses réellement pertinentes à dire.

A bientôt pour la seconde mi-temps !
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Sir Guy Charteris
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MessagePosté le: Mer Aoû 17, 2005 8:08 pm    Sujet du message: Re: Un peu trop...mais agreablement traumapartisan Répondre en citant

Carlo Sturni a écrit:

Citation:
Ses films ont un vrai public aux Etats-Unis.


je n'en suis pas sûr Wink ...pas mal de critiques et de spectacteurs américains ayant souvent reproché à Argento ses scénarios "illogiques","incohérents" voire "délirants"...d'ailleurs,à part "l'oiseau au plumage de cristal" et "suspiria",aucun des films d'Argento n'a marché dans les salles US,et ceux qui y sont sortis ont été pour la plupart amputés. Wink


Lucky McKee dans May fait directement référence à Trauma dans la relation amoureuse (et on peut d'ailleurs déceler une volonté de ressemblance entre asia argento et Angela Bettis) et rend directement hommage au cinéaste italien à travers le personnage masculin principal. Est ce que cela traduit pour autant une réalité quand à la reconnaissance du cinéaste outre-atlantique...c'est fort possible Wink

Sinon bonjour aux membres du forum et du site...Smile

Sir Guy, connu ailleurs sous le pseudo de J.Griffin
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SwanSong
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MessagePosté le: Mer Aoû 17, 2005 10:30 pm    Sujet du message: Moitié de public et moitié de films Répondre en citant

Welcome to our nightmare, pour paraphraser Alice.

Il ne manquait plus qu’un Sir ! Décidément, cette démocratie, c’est vraiment n’importe quoi !

Tout compte fait, la question est de savoir où existe encore un vrai public pour Argento. Je sais qu’aux States, il a sa tribu de fans acharnés et que l’on ne manque jamais de lui consacrer plusieurs pages dans les revues spécialisées à chaque nouveau film. Mais, tu fais bien de préciser que d’avoir une certaine réputation aux States comme cinéaste étranger, cela ne veut pas dire grand-chose en terme de recettes. Quant aux coupes, c’est malheureusement et depuis toujours le lot récurrent d’Argento. Regarde en France le sort réservé à ses films. Une séquence par-ci, un plan par-là… Je ne sais même pas si j’ai vu une copie complète de « Phenomena » ou de « Suspiria »…
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Carlo Sturni
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MessagePosté le: Jeu Aoû 18, 2005 2:02 pm    Sujet du message: Re: Moitié de public et moitié de films Répondre en citant

SwanSong a écrit:
Tout compte fait, la question est de savoir où existe encore un vrai public pour Argento.


en Italie,encore et toujours Wink
"il cartaio" et "non ho sonno" ont plutôt bien marché là bas,même si on est probablement loin des triomphes commerciaux de la période 1970-1987 ("opera" souvent considéré comme un échec commercial a quand même fait son million d'entrées en Italie,à sa sortie fin 1987...)

j'aimerais bien d'ailleurs avoir les chiffres du box office italien "argentoesque"... Smile
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