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True romance (1993), Tony Scott

 
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Max Schreck
2,35:1


Inscrit le: 05 Oct 2004
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MessagePosté le: Jeu Sep 01, 2005 11:20 am    Sujet du message: True romance (1993), Tony Scott Répondre en citant

Bonjour,


A la suite du Coup de coeur pour le film de Tony Scott publié sur le site, c'est ici qu'on se retrouve pour en discuter.

Comme je l'écrivais en introduction à mon texte, il me semble que si le cinéma de Tony Scott est moyennement apprécié, une certaine unanimité se fait lorsqu'on évoque ce titre. Pour ma part, True romance fait partie de ce que j'appelle mes "films-fétiches", c'est-à-dire des films qui ont compté et comptent pour moi, que je ne me lasse pas de revoir, emballé par leurs beautés, leur inventivité et l'émotion qui s'en dégage.

Je pense qu'on peut aussi bien profiter de cette discussion pour aborder le reste de la filmographie de Tony, en plus de cette réalisation exemplaire.
_________________

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manuma
1,85:1


Inscrit le: 04 Oct 2004
Messages: 166

MessagePosté le: Sam Sep 03, 2005 9:02 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tony Scott est un cas difficile à traiter pour moi– plus encore que son frère Ridley d’ailleurs. « Ouais, bof … à part True Romance », c’est à peu près en ces termes que j’aborde le sujet à chaque fois.

J’aurai donc tendance à rapidement le classer dans la catégorie des cinéastes tape à œil, esthètes sans idée, qui se prennent très au sérieux mais n’ont souvent rien de percutant à raconter, si, à la différence d’un Joël Schumacher par exemple, en me penchant un peu plus sérieusement sur son oeuvre, je ne me retrouvais pas forcé d’admettre qu’il y a quand même pas mal d’autres films de lui – ou bouts de films – qui ont sur moi un véritable pouvoir d’attraction, même si aucun d’entre eux n’arrivent à me satisfaire totalement.

Le fait est que Tony Scott a le don de choisir des sujets souvent très séduisants, pour ne pas dire excitants, et de rassembler des castings particulièrement alléchants, pour ne finalement que très rarement les exploiter pleinement, s’égarant en chemin dans la belle image, les clichés ou la frilosité.

Des films comme Revenge, The Fan ou son remake de Man on fire sont ainsi particulièrement frustrants. Le sujet du premier, tiré d‘une nouvelle de Jim Harrison, était en or mais le cinéaste semble vouloir l’édulcorer à tout prix pour ne livrer au final qu’un suspense romantique tout juste un peu glauque. Le deuxième démarre sur le chapeau de roue, décrivant de façon très convaincante, avec une finesse inédite chez le réalisateur, la progressive dégradation morale du personnage de De Niro, pour s’essouffler brusquement dans la dernière ligne droite, Tony Scott esquissant le vertigineux plongeon dans la folie auquel on était en droit de s’attendre. Enfin, l’idée de déplacer l’intrigue de l’Italie des brigades rouges au Mexique d’aujourd’hui dans Man on fire était prometteuse mais une fois encore le père Scott se bride et atténue considérablement la force et la noirceur de son sujet à travers d’embarrassants interludes guimauves et une volonté douteuse d’insister sur la foi de son personnage principal.

Finalement, les seuls films qui me donnent presque entièrement satisfaction dans son œuvre restent True Romance, The Last boy scout et The Hungers. Ce ne sont certes pas ses plus ambitieux, mais ils me paraissent être les plus aboutis. La clef de la réussite des deux premiers tient peut-être dans la forte personnalité de leur scénariste, Quentin Tarantino et Shane Black, lesquels relèguent finalement un peu Tony Scott au simple rang d’illustrateur efficace de leur univers. Quant à The Hungers, il s’agit là d’un pur film d’esthète, un chouette conte horrifique à la portée limitée mais qui, dans la limite de ses ambitions, d’ordre essentiellement visuelles, est parfaitement maîtrisé.

En revanche, j'ai beau cherché, je me trouve aucun intérêt à des travaux comme Top Gun (je n’ai d’ailleurs jamais compris la fascination qu’exerce ce film sur Tarantino), Beverly Hills cop II ou encore Days of Thunder.
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