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Robert Aldrich
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Auteur Message
William Lee*
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:43 pm    Sujet du message: Robert Aldrich Répondre en citant

Bonjour à tous,

J'ouvre donc ce sujet pour vous permettre d'entamer une discussion sur Robert Aldrich, metteur en scène qui pourrait sans peine rentrer dans toutes les catégories définies par Scorsese dans son Voyage à travers le cinéma américain : conteur, illusionniste, contrebandier, iconoclaste ...
Aldrich offre une oeuvre passionnante à analyser.
Ses thématiques se retrouvent avec une grande cohérence tout au long de son oeuvre. Son style évolue considérablement avec les années tout en conservant des figures stylistiques reconnaissables. Son statut par rapport au cinéma américain est emblématique de la place de l'auteur dans la "machine" Hollywoodienne...

Après le rapide survol (dont la première partie est en ligne, la suite arrive sous peu) de sa carrière à travers une sélection de films, nous rentrerons plus avant dans l'oeuvre d'Aldrich courant juillet.

D'ici là, toutes les questions et remarques sont les bienvenues en attendant de rentrer dans un vrai débat.
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Stefan
VistaVision


Inscrit le: 29 Sep 2004
Messages: 442
Localisation: Ile de JERSEY

MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ben qu'est ce que je vois personne ne veux discuter du gros Bob et de son oeuvre ?

Il en serait certainement bien peiné, autant que moi !!

Alors puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, je dirais que pour moi les films d'Aldrich se remarquent toujours par leur énergie communicative, leur modernité de ton, leur vision cynique du monde, un sens de l'humour noir ravageur et beaucoup d'autres choses qu'il sera temps d'évoquer ici plus tard et que William Lee ne manquera pas d'étudier pour notre plus grand bonheur tout au long de ce dossier.

Des trois premiers films dont il parle, je n'ai malheureusement vu que Vera Cruz dont je garde un souvenir tout particulier.
Son cynisme ambiant et ses personnages décalés et forts en gueule, son intrigue qui surprend par ses brusques embardées, sa mise en scène ample qui met superbement en valeurs les acteurs comme les personnages font que ce film m'a vraiment surpris lorsque je l'ai découvert.
J'ai tjs établi une distinction entre western spaghetti et western classique, même à l'époque ou je n'avais aucune conscience de ces notions.
Ainsi Vera Cruz fut le premier western décalé et cynique que je vis puisque pour moi les films de Leone étaient bien différents de ceux de La dernière Séance.

J'ai ainsi découvert qu'Aldirch avait touché à tous les genres et que la réussite totale qu'est Kiss me Deadly (En quatrième vitesse) n'étais pas due à son environnement de polar ou son scénario mais bel et bien à son réalisateur qui dés 1954 explosait déja les limites d'un autre genre purement américain, le western.

Et vous votre histoire avec Aldrich elle à démarrée comment ?

Connaissez vous les films présentées dans le texte de Willima Lee ?

Stefan

PS: à la demande de l'auteur et afin de faire démarrer ce débat, les deux autres segment de cette présentation vont être mises en ligne plus rapidement que prévu pour le bonheur de tous !!
Alors venez encourager et soutenir William Lee en démarrant à ma suite la longue conversation qui va accompagner ce dossier aussi longtemps que le site sera en ligne (alors ce n'est pas prêt d' s'arrêter je l'espère)
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Léon
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci à William Lee et au site de débuter par une étude du cinéma d'Aldrich, que j'appréciais beaucoup il y a une quinzaine d'années (donc à 15 ans !) en découvrant Baby Jane ou le Grand Couteau mais qui continue de me plaire, peut-être pour d'autres raisons, aujourd'hui que je le redécouvre en DVD, avec récemment Attaque, qui question cadre est particulièrement soigné et original.

J'ai hate de lire la suite des textes, notamment l'analyse de son évolution dans ses films qui vont par paires avec une dizaine d'années d'écart pour certaines .

Continuez !!!
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William Lee
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Robert Aldrich a une histoire particulière avec la critique et le public.
La critique américaine a toujours rejeté cet auteur, taxant ses films de fascisme, de racisme, de vulgarité et de violence gratuite.

En France, les jeunes critiques de la nouvelle vague ont tout de suite reconnu au "gros bob" un statut d'auteur à part entière.
Si ses films reçoivent un accueil critique très favorable par Truffaut ("Robert Aldrich sera loué le plus souvent possible, défendu à chaque fois qu'il sera nécessaire", "un secoueur de cocotier"), Chabrol ("il envoie ses plans sur l'écran à la truelle") ou encore Roger Tailleur (qui lui consacre un dossier dans le Positif de décembre 1955), dès Baby Jane le courant change de sens. Le film, présenté à Cannes soulève un tollé général : "summum de laideur", "grand guignol"... et ceci ne va plus quitter son auteur jusqu'à la fin de sa carrière.

On lui reproche d?exalter ce qu'il y a de plus laid en l'homme, d'exploiter les recettes de Baby Jane jusqu'à plus soif (chut, chut... chère charlotte), de faire des films d?extrême droite (Les Douze Salopards, Fureur Apache).
Cette dévalorisation explique certainement la méconnaissance de son ?uvre.

Même s?il est un cinéaste dont les films sont toujours très appréciés, marquant les genres avec des films phares (Le western avec Vera Cruz, le film noir avec En quatrième Vitesse, le film de guerre avec Les Douze Salopards, ou encore l'Empereur du Nord, Baby Jane ...) son ?uvre dans son ensemble reste méconnue.
Pour preuve l'édition en zone 2 de seulement une poignée de films sur une filmographie pourtant conséquente. Cette parcellisation de son ?uvre rend difficile une appréhension de celle-ci dans sa totalité, et pourtant il y a vraiment ?uvre d'auteur : Aldrich déploie ses thématiques tout au long de ses réalisations, sa mise en scène porte constamment sa patte, et l?auteur évolue de film en film tout en restant fidèle à son idée du cinéma.
C'est ce que nous allons essayer de mettre en avant tout au long de ce dossier.

Merci à Léon pour son intérêt, et j'espère qu'au fil des pages vous serez nombreux à découvrir, redécouvrir ce cinéaste passionnant, et pour ceux qui connaissent déjà son ?uvre que vous apporterez votre vision et vos propres pistes d'analyse.
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james
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tout d'abord bravo stefan pour l'ouverture de ton site et cette initiative que de parlez de cinéma.

Je suis a votre disposition pour toutes complementariteé concernant le cinéma western,car je connais bien mon sujet et depuis fort longtemps.
Pour ce jour je ne vais pas faire de commentaire direct car tout a etait bien expliqué sur ce realisateur qui fut un veritable sur-doué et genie de talens manifeste.

Robert aldrich et pour les aficionados du genre western responssable de deux chef-d'oeuvres western"bronco apache 1954" et vera cruz 1954" qui benéficie d'un trio de choc puisque"hecht,lancaster,aldrich" et au final le resultat que nous connaissons de ces westerns.
A mettre a son credit aussi le très intérrèssant "fureur apache" qui une nouvelle fois reunis des acteurs dont aldrich appreciez le talens"lancaster,jaeckel".Et je gardez pour la fins de cette missive le très talentueux et magnifique" el perdido" phénoménal parabole de la rancoeur qui nous attriste mais nous fait savoir que nous voyons un grand western remplie d'emotion et de ponctuation avec tous le panache du a son rang.

Je n'evoquerez pas son "rabbin au far-west" film de detente pour aldrich mais qui nous habitua a mieux,vala james.
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William Lee
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci James pour ta participation !

Après le survol de sa carrière nous allons entrer un peu plus dans l'oeuvre d'Aldrich par ces deux westerns dont tu as parlé : Bronco Apache et Vera Cruz... ce sera l'occasion de venir nous apporter un éclairage sur ces films pour le spécialiste de western que tu es !

On clôra le dossier Aldrich sur Fureur Apache, par contre El Perdido ne sera pas étudié, aucun éditeur en Région 2 ne s'étant encore penché sur son édition !

A bientôt donc James...
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james
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Avec plaisir william lee,n'hesitez pas.

james..
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manu
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tout d'abord félicitations à Stefan pour cette initiative de site débat sur le vrai cinoche américain.

Avec en prime un premier dossier qui me va droit au coeur puisqu'il concerne le génial Robert Aldrich.
J'attends donc avec impatience que soit traitée la partie post-douze salopards de son oeuvre '(ma préférée). Parce qu'il y en a dire sur Fureur Apache, L'empereur du Nord, Twilight's last gleaming (dont j'espère voir un jour la version intégrale), Plein la gueule et le superbe Deux filles au tapis (ou comment je me suis surpris à chialer en regardant un film concacré au catch féminin).

Et cette dernière séquence du Démon des femme! Je ne sais trop comment l'interpréter mais quelle audace, quelle claque.

salut

Manu
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William Lee
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à toi Manu,

Je suis râvi que Robert Aldrich receuille tes faveurs !
La suite du dossier arrivera très bientôt avec un rapide survol des films que tu as cité.

Par contre, dans la deuxième partie du dossier, seulement 6 fims seront étudiés plus avant. Nous avons fait le choix d'analyser des films uniquement sortis en zone 2 afin que tout un chacun puisse en profiter.Il est malheureux de voir qu'Aldrich ne bénéficie que de peu de sorties en DVD dans notre région... Le démon des femmes, Lylah Clare, Baby Jane, Deux filles au tapis (magnifique film comme tu le souligne), L'empereur du Nord.... que de manque !

Bien sûr ces films seront abordés, mais il faudra attendre qu'un éditeur se penche sérieusement sur la carrière du Bob pour que l'on ai le plaisir d'approfondir une grande partie de son oeuvre encore quasiment invisible...

Merci de ton intérêt, j'espère que tu viendra apporter régulièrement tes remarques sur cet immense réalisateur !
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Manu
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 01, 2004 8:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de lire ta 3eme partie consacrée à Robert Aldrich. Tu y emplois à plusieurs reprises le terme mystification et je partage tout à fait ce point de vue.
La (dé)mystification me semble être l?une des composantes essentielles du cinéma d?Aldrich. Rien ni personne n?est jamais vraiment ce qu?il semble être ou représente dans son ?uvre. Et si cela prend parfois un caractère un peu systématique (le personnage de Jude dans Faut il tuer Sister George ?, brave bonne s?ur de sitcom aux yeux de tous, lesbienne forte en gueule, presque sadique, dans la réalité), ce thème est dans l?ensemble formidablement exploité par le cinéaste.

Ce peut aller du simple, mais magistral, pied de nez comme dans cette formidable séquence du Le Vol du Phénix, où on apprend que la personne chargée de reconstruire l?avion n?est pas un ingénieur aéronautique mais ? un concepteur de maquette pour gosse, jusqu?à une réflexion beaucoup poussée la fragilité des apparences et de nos valeurs morales.

Ou comment des héros de guerre sont en fait des brutes épaisses détestables alors que des catcheuses à l?allure de poupées barbie vulgaire et superficielle se relèvent être des personnages particulièrement touchants dans leur combativité, leur intégrité, leur humour et leur recherche, parfois dérisoire, de respectabilité.
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