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Constantine Invité
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Posté le: Ven Oct 01, 2004 8:54 pm Sujet du message: James Bond: Le Bond diplomatique |
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Bonsoir,
j'inaugure la première causerie au coin du feu du site en vous invitant à réagir sur l'article "Le Bond..."sur certains points. Notre heureux modérateur vous rappellera que dans l'état actuel des choses, nous commenterons seulement la période 60s-70s des films.
- Pensez-vous donc que les Bond ont raison de faire face et dos au monde, en se distanciant de leur époque tout en l'éffleurant?
- De même, la période de transition Les Diamants sont éternels/Vivre et laisser mourir/L'homme au pistolet est souvent peu commentée, alors que ces films, en particulier en terme de récupération de sous-genres comme la Blaxploitation et le kung-fu, méritent attention. Des idées? |
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Arnofix Invité
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Posté le: Ven Oct 01, 2004 8:58 pm Sujet du message: |
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| Je vais lire l'article sur Bond et je reviens ... |
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Ismahel Invité
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Posté le: Ven Oct 01, 2004 8:59 pm Sujet du message: |
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Sur toute la période brassée, les années 60 et 70, "Aux Services Secrets de sa Majesté " n'est pas abordé dans l'article. C'est sans doute le seul film de la série qui regarde la mythologie du personnage de Bond, mais aussi celle crée auparavant par la série (pré-générique avec présentation de Lazemby identique à celle de Connery, générique truffé d'images des films précédents, celle ou Bond fait mine de quitter les services et se plonge dans les objets fétiches de son casier sur différents thèmes musicaux des épisodes antérieurs).
L'action va tourner autour d'un évènement important et qui va devenir, malgré l'échec du film l'un des moments centraux de la série: le mariage avec Tereza et la mort de sa femme. une dose de romantisme et une humanisation du personnage.
Les motivations et plans de Blofeld sont plus proches des fous mégalos qui s'installeront par la suite, le contexte se dépolitise: l'action est d'ailleurs situé en terrain neutre, la suisse. Mais même dans ce cas, cette histoire de virus emble un prétexte pour expérimenter sur le personnage de Bond.
Les différentes filles que l'on voit dans le film semblent plus là pour mettre à l'épreuve Bond. Ernst Stavros incarne ici une sorte de double maléfique de 007 qui se voit reproché de passer son temps à lui courir après... sous les traits de Telly Savalas, contrairement à Pleasance, il acquiert une dimension physique qui peut lui permettre un face à face avec Bond sans être diminué au niveau de la carrure.
On a expliqué l'échec de ce film par Lazemby et l'humanisation du personnage... Par la même, tout ce qui tient du jeu décalé sur la politique internationale est évacué.
J'aime bien "Les Diamants sont Eternels", seul film du scénariste Tom Manckiewicz que j'apprécie véritablement. J'ai même du mal à le considérer avec les deux suivants, c'est un film de transition hétéroclyte un peu à part dans la série.
Les deux autres sont deux errances assez étranges dans les films d'exploitations de l'époque, auquel à l'évidence Guy Hamilton n'a aucune affinité, en tout cas c'est souvent consternant de mollesse. Moore fait ses gammes, et pour moi, "Live and let Die" et "The Man with the Golden Gun" sont deux gros points noirs de la série. |
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Constantine Invité
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Posté le: Ven Oct 01, 2004 9:00 pm Sujet du message: |
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Cher McL... euh Ismahel ("appelez-moi..."),
A propos d' "Au Service secret..."
Oui, "On her Majesty" n'est pas mentionné, essentiellement parce qu'à mon sens, il s'agit d'un plan SPECTRE qui cadre avec l'ensemble des films de la période, et dans le cadre d'un papier "politique", il ne tranche pas avec les autres.
Cependant, la dimension personnelle que tu évoques dans le traitement de Bond s'applique aussi à Blofeld (donc, en un sens, c'est un double de Bond car les sentiments personnels le motivent aussi): personnel, car la motivation principale de l'Homme au chat avec le rançonnage de la planète, est d'acquérir un titre de noblesse, un truc de parvenu, ce qui tranche un peu avec les motivations mégalomaniaques habituelles.
Quoique... Telly Savalas est probablement le plus crédible car il incarne/est parfaitement ce personnage un peu frustre et rugueux, essayant de se glisser dans des habits de noble. En même temps, ce snobisme est en adéquation avec l'essence de 007, qui est "snobisme avec violence". |
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Constantine Invité
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Posté le: Ven Oct 01, 2004 9:00 pm Sujet du message: |
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... quant aux Diamants sont Eternels, j'ai une vieille tendresse pour lui, à cause de son côté "camp", affecté. Le film ne fait pas non plus dans le gay-friendly mais l'image d'un Connery se papouillant lui-même pour faire croire qu'il est avec une dame me fait toujours hurler de rire.
Cette période de transition bondienne 71-74 est pour moi intéressante car elle essaie d'incorporer des éléments étrangers, nouveaux à la saga sans résultats satisfaisants: le "camp" des Diamants, les sous-genres Blaxploit' et kung-fu. Vivre et laisser mourir fait l'exploit d'incorporer des éléments blaxploit' - décorum, thèmes, acteurs - tout en réaffirmant la supériorité de l'Homme blanc.
Un enjeu du film est que Bond doit déflorer Solitaire avant Kananga. Un film de blaxploit' à l'envers mais en même temps typiquement seventies, car un James Bond n'a jamais été aussi ambigu, ambiguïté facilement digérée/convoyée grâce au physique dandinoffensif de Roger Moore. |
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vic Invité
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Posté le: Ven Oct 01, 2004 9:01 pm Sujet du message: |
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Chapeau à JC qui me donnerait presque envie de revoir des films que je déteste...
Pas grand-chose à dire sur la dimension politique de ces films mais j'ai toujours été consterné par le recyclage (et l'édulcoration) des genres typiquement 70's, comme John l'a bien décrit. Voir Chris Lee ridiculisé dans "L'Homme au Pistolet d'Or" m'est assez pénible. Même chose, en pire, pour Honor Blackman ("Goldfinger"). Heureusement, Diana Rigg ("Au Service Secret...") sauve l'honneur... |
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Stefan VistaVision

Inscrit le: 29 Sep 2004 Messages: 442 Localisation: Ile de JERSEY
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Posté le: Ven Oct 01, 2004 9:01 pm Sujet du message: |
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Salut,
je dois bien avouer ne pas être un bondophile émérite et que comme apparemment beauoup de monde, Sean Connery me parait un James Bond parfait et beaucoup plus animal, sexy et crédible que Roger Moore qui même si il ne manque pas d'atouts reste beaucoup plus emprunté et "précieux".
Pour répondre à la question de John Constantine, je dirais que personellement sans l'irréalité des situations politiques dans les James Bond, je suis quasiment certains que cette série n'aurait connu un tel succés.
Je m'explique, si les sujets des films avaient toujours été liés à une certaine actualité ou même histoire politique de façon directe ou même suggérée, le public aurait choisi d'aller voir ou non le dernier James Bond en fonction de ses propres opinions et je parle donc à l'échelle mondiale.
Je comparerai l'aspect fantaisiste et "irréaliste" des situations composant la base de la plupart des films cités dans l'article de John Constantine (dans la période 60/70 que je connais et qui est mise en avant pour l'instant) à l'aspect irréaliste mais néanmoins vaguement basé sur des faits historiques plus ou moins avérés des mystères et trésors archéologiques qui sont la base des trois épisodes des Indiana Jones.
Les deux héros se ressemblent beaucoup (et Harrisson Ford aurait fait un excellent Bond à mon avis mais il est typiquement Américain et non Anglais) , ils partagent le même gout pour les jolies filles, les situations risquées et apparemment inextricables franchis avec une relative difficulté (tous les deux prennent des coups mais jamais trop) mais aisance et classe naturelle. Il partagent aussi un humour décalé et nonsensique, une puérilité à la limite de la bêtise, un caractère obstiné et une chance absolument incroyable. Il sont tous les deux en mission et quand Spielberg déclarait vouloir à tout prix réaliser un James Bond, on le croit volontiers.
Donc si pour moi les Indiana Jones sont plus plaisants du fait qu'ils sont dirigés par l'un des grands maitres du cinéma de divertissement, oui les James Bond se doivent d'être irréalistes afin d'avoir un quelconque intérêt pour le spectateur.
Afin qu'il puisse projeter ses fantasmes de virilité, d'aisance naturelle et de sex-appeal version messieurs, mais également rêver sur le beau, irrésisitible et invincible James Bond tout en voyant ses horizons limités à un rôle de jolie et sexy potiche mais potiche tout de même versions mesdames.
Alors je pose une question aux membres de la gent féminine qui je l'espère fréquentent en nombre ce site et ce forum, que vous inspirent les films de la série des James Bond au vu de la place limitée en importance réelle qu'y tiennent les "James Bond Girls" ?
Etes vous amoureuse de James ou bien consternée par son machisme forcené ?
James Bond, un truc de mec ou un truc de filles aussi et si oui pour quelles raisons ?
J'avoue être trés curieux de lire vos réponses mesdames (que j'espère nombreuses) !!
Stefan |
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Fée Clochette Emma Peel

Inscrit le: 01 Oct 2004 Messages: 79 Localisation: L'Ile Joyeuse
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Posté le: Sam Oct 02, 2004 5:45 pm Sujet du message: |
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Bonjour,
j'ai été élevée à la soupe bien britannique des James Bond, premier souvenir Diamonds, puis Dr No. Comme souvent, les films que l'on prend pour acquis avoir les avoir consommés au maximum, croyant avoir absorbé tout ce qui devait en ressortir à force de visionnages répétitifs, on se rend compte qu'on en a gardé des impressions et des scènes particulières mais en croyant les connaitre par coeur, on ne les entretient plus dans notre mémoire. C'est le cas des James Bond pour moi...
Toujours est-il que ma passion est intacte, je revois très rarement un Bond à la TV... en dvd j'ai revu Majesty's Service il y a qqs mois, mais toujorus avec régal et une pointe à présent de second degré.
Pour en revenir aux questions soulevées, j'avoue ne pas être assez forte pour m'avancer sur le plan de politique, mais le contexte ambiant et les transformations de cette période 70s sont fondamentales dans la durée de vie de cette "série".
Majesty's Service m'a toujours paru bancal, transparent bien que le principe de l'école de filles soit pas mal (mais limité comme aspiration). Le départ de James était un grand coup après les aventures passées, et apportait la déstabilisation nécessaire je pense pour amener le chnagement de personnage. Lazenby joue bien par moments, mais il reste transparent, il erre, c'est un gars qui joue le rôle d'un james bond, il n'a aucune carrure et un humour poussif. Quant à la présence d'un ancien amour qui devient son épouse (quel choc de découvrir Diana Rigg dans ce role!), depuis toujours cela m'a semblé déplacé et correspondait à la perte de repère du spectateur pour James. Grosse faiblesse à mes yeux. Il était normal qu'elle meurt, en dehors du fait que "le grand amour de james ne soit tuée".
Live and let Die est par contre une reussite à mes yeux, mais je précise sur certains plans. Le meilleur Roger Moore dans mes souvenirs, enfin celui où je me suis toujorus régalée le plus. L'environnement qui transpire tout le long du film, il suinte, on sent une réelle empreinte dans ce film. Yaphet Kotto est un méchant bien méchant comme on les aime et à hauteur "humaine", loin des méchants de l'ere Spectre etc (que j'apprécie également).
Pour répondre à la question du point de vue de spectatrice, le personnage de James Bond a toujours dégagé une espèce d'aura charmeuse, comme dans les films d'ailleurs haha, alors est-ce le fait que ce personnage ait été écrit pour mettre en scène un machisme ouvert mais tout à fait politically correct car les femmes sont à la fois des potiches mais aussi merveilleusement mises en valeur à chaque fois.
Donc l'attraction féminine pour ce personnage est-elle tout simplement basée sur le fond que 1) les femmes des films sont toujours des amazones ou des forces de caractère ou des charmeuses irrésistibles (cela me rappelle définitivement l'icône d'Emma Peel), 2) cela mêlé à une forte identité du monde machiste dans lequel les femmes ne gagnent que très rarement (dans un rafiot avec James à la fin par exemple !), que ce fond présente le mélange excitant qui plait quelque part à l'identité féminine profonde, les désirs refoulés de femme forte mais soumise à la fascination du mâle avec un grand M.
Ce qui est une constituante du profil de James Bond. Personnellement, l'acteur le plus empreint de cette personnalité est Sean Connery, classe et bestialité.
Il me semble que le roman originel présente un personnage beaucoup plus noir, méchant, violent, désagréable de caractère et machiste. Qu'en est-il ? Et ne peut-on pas rapprocher la transformation du personnage de film vers un homme plus "féminin", plus précieux comme le devient d'une certaine façon Roger Moore, qui vont évoluer vers les films des années 80s où Bond sera plus mis à mal par les perso feminins (A View to Kill par exemple ?). Je mets cette transformation en paralèlle du fait que les thèmes de Bond quittent un peu l'univers politique à cette période.
Je vous prie de m'excuser si ce n'est pas très clair ! Mais je formule des réflexions jamais soulevées auparavant....
Et je rajoute simplement que James Bond est un "truc" de filles également pour peu que l'on ait pour idole Emma Peel (voir plus haut), que l'on aime l'aventure et l'humour "policier". La ressemblance avec le personnage d'Indiana Jones est à ce sujet très marquante car, à mon sens, les deux ont la meme fonction face au spectateur et tous deux dégagent une aura (comme mentionnée plus haut). _________________ Insonorisons une Andalouse !
"On ira tous au Paradis.... meme moi!" |
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libilule Invité
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Posté le: Sam Oct 02, 2004 8:21 pm Sujet du message: |
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Je connais mal la série des James Bond. Néanmoins, d'après moi, James Bond et Indiana Jones sont difficilement comparables.
Ce que je n'aime pas chez James Bond, c'est son caractère trop parfait. Le genre de personnage rarement mis en difficulté et qui garde la classe en toute circonstance. Quand je regarde un film de James Bond, je n'ai pas peur pour lui et je ne m'identifie pas (par compassion), car je sais qu'il est intouchable.
Je ne parle même pas au niveau dramatique (sauver la planète en gros), mais émotionnel. Bond semble être blasé, insensible. Il ne ressent rien pour ses partenaires, qui ne représentent pour lui que des compagnons de jeu, car il se joue de toutes et de tous. Seulement ce qui est étonnant, c'est que ce jeu est très dangereux. L'enjeu dramatique ne se place donc pas au niveau de l'intime mais du planétaire. Ainsi, je ne suis pas étonné que Tarantino s'y intéresse car Bond a ce petit côté à la Fenzy, cette "cool attitude" oserai-je dire.
A contrario, Indiana Jones est un personnage sensible, maladroit, gauche en amour. Ce sont finalement ses faiblesses qui le rendent touchant. A la limite, c'est un looser, surtout lorsqu'on analyse le premier de la trilogie où il échoue plus qu'il ne réussit (malgré l'idée que l'on peut s'en faire, regardez le bien la prochaine fois). De plus, Jones est à la limite du comique, on rit de lui, alors que ça n'arrive jamais chez James Bond (ou peut-être au quinzième degré). Certes Bond peut être drôle, on rit alors avec lui et non de lui.
Là où la connection entre James Bond et Indiana Jones peut s'établir, c'est dans leurs références : les sérials. Pour moi, James Bond appartient à ces personnages d'antan irréprochables (même si plus provocateur et sexy dans le cas de Bond car adapté à l'époque) : Le héros qui sauve le monde et emballe la jolie fille à la fin.
Le héros indéboulonnable qui représente plus un fantasme pour le spectateur qu'un personnage ancré dans la réalité. Disons que pour moi, c'est le Flash Gordon du Film Noir. Avec les mêmes ingrédients (femme fatale, assassins, etc...) mais dans des dimensions disproportionnées et de l'ordre de la science fiction. James Bond est une fantaisie amusante, mais très superficiel et au final plutôt ennuyeuse, car les enjeux ne sont que des prétextes à des grosses explosions.
En cela, je trouve que la volonté de Pierce Brosnan d'humaniser le personnage est une très bonne chose (même si ce n'est peut-être pas encore ça). Il révèle en lui des faiblesses, des fellures que l'on n'aurait jamais soupçonné avant.
En cela, le personnage n'est plus une simple icône pop mais un être de chair et de sang qui ne joue pas sur un terrain de jeu mais qui se confronte à la réalité, dure et palpable. D'après moi, la métamorphose était nécessaire et permet à présent un rapprochement avec Jones , dans le sens où ils commencent à faire partie de la même espèce : les êtres humains, pétris de contradictions et de doutes.
Désolé mais j'ai zappé les questions de mister Constantine car c'est trop pointu pour moi. Désolé... |
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Constantine Invité
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Posté le: Sam Oct 02, 2004 8:21 pm Sujet du message: |
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La comparaison Bond-Indy est pertinente car en effet, Spielberg ne s'est jamais caché d'avoir voulu réaliser un Bond. On peut considérer l'intro du Temple Maudit avec Ford en smoking, tout suintant de confiance comme un moment très bondien, avec accumulation de péripéties sérialesques, et qui contrairement à un certain nombre de Bonds, ne souffre pas de problème de rythme.
Indy s'inscrit à la fois contre et avec Bond:
- avec: sérial, coolitude et un certain détachement par rapport au réel - des années 30 de BD. Détachement pas tout à fait si l'on suit certains critiques américains qui lisent la course à l'Arche Perdue comme une course à l'armement suprême. Bombe. Atomique...
- contre: Indy, avec son air débraillé et ses fringues déchirées en pleine aventure, est clairement le premier d'une lignée de héros américains - Stallone, Schwarzie, Gibson - pratiquement "col bleu", des working class heroes pas trop soignés s'opposant à des méchants bien vêtus, élégants, marque de fabrique de Bond. Le marcel de Bruce Willis contre les costumes Savile Row de Alan Rickman dans Piège de Cristal est symbolique.
Chipotage vestimentaire, me direz-vous, mais très clair: voilà comment le ciné d'action, d'aventure américain, héritier de Bond, récupère son héritage. |
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