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Obsession (1975) de Brian De Palma
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Hughes
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MessagePosté le: Lun Déc 20, 2004 7:46 pm    Sujet du message: Obsession (1975) de Brian De Palma Répondre en citant

Bonsoir,


J'ouvre le forum de discussion sur "Obsession" de Brian De Palma, lecture nouvelle et processus de création à partir du chef d'oeuvre d'Alfred Hitchcock, "Vertigo" (1958).

Selon moi, c'est l'un de ses meilleurs films sur l'aspect purement cinématographique, même si sur le plan de la mise en scène je ne peux départager les films de mon cinéaste contemporain favori, entre "Phantom of the Paradise", "Carrie", "Dressed to Kill", "Blow Out", "Scarface", "Outrages", "L'Impasse" ou "Femme Fatale".

Brian De Palma, cinéaste, qui selon moi, est le plus important de sa génération (pour tout un tas de raisons, même si je n'aime pas faire de hiérarchie, sur lesquelles je reviendrai ultérieurement), le plus controversé certes, mais celui qui a construit l'oeuvre la plus intelligente et cohérente.

Je suis également membre du forum www.briandepalma.net sous le pseudo de Hughes.

J'attends avec impatience vos réflexions sur cet admirable et bouleversant film.

Je vais m'absenter pendant les vacances, mais n'hésitez pas à laisser vos messages.

Hughes.
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Ishmael Chambers
Spoutnik


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MessagePosté le: Lun Déc 20, 2004 9:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo pour ton texte qui exprime parfaitement tout ce que l'on peut ressentir à la vision de ce film de De Palma. Le débat que tu soulignes sur le fait de savoir si le film peut exister par lui-même est extrèmement important, car j'ai vraiment pu constater que "Obsession" posait un problème vis à vis de certains cinéphiles qui le trouvent vraiment trop dépendant de "Vertigo". Outre la métaphore des travaux de Geneviève Bujold sur les fresques, que tu rappelle avec intéret, c'est un film qui montre littéralement jusqu'ou De Palma est pret à aller au niveau du référenciel. C'est intéressant de comparer la démarche qu'il a ici avec celle de Gus Van Sant et de "Psycho" qui est vivement condamné par l'auteur de "Blow Out". Pas trop le but de lancer un dant sur le film de GVS (dont je suis un vif défenseur), mais dans l'optique de cinéma de De Palma, il n'y a aucune création possible par le fait de reprendre littéralement le film pour le travailler.

Toutefois, le fait est que pour parler au niveau du ressenti, je trouve "Body Double" beaucoup plus proche de "Vertigo". "Obsession" d'ailleurs cite presque autant "Rebecca" je trouve... En fait me concernant, j'ai presque du mal à penser à "Sueurs Froides" au cours d'une oeuvre que je trouve profondément à part de tout, le cinéma de l'époque ou même la filmo du cinéaste. Autant "Vertigo" est un film vertical, autant celui-ci est horizontal. La notion du temps y est plus proche de Proust ou Virgina Woolf. Le décor totalement intemporel de la Nouvelle Orléans y est pour beaucoup dans cette sensation d'éternité, d'un héros vivant dans ses souvenirs, univers embués que Zsigmond a su magnifiquement retranscrire dans sa photographie. De Palma l'oppose à une autre forme d'intemporalité qui sont ceux des décors de Florence, symbolisant une forme d'éternité. La mise en scène est superbe, intelligente, constemment adéquate, mais on peut avoir du mal à trouver parfois la patte stylistique bien précise du Brian De Palma qu'on connait ailleurs, si ce n'est au détour de certains plans ou de certaines scènes. Même un film appaisé comme "Misson To Mars" (le plus proche de "Obsession") contient de grand passage de baroque dont ce film peut apparaitre dénué. Ce qui ne l'empèche pas d'être d'une unité de ton assez remarquable, ou le malaise y est particulièrement sous jacent.

De Palma a souvent réussis à prendre le dessus sur ses scénaristes à forte personnalité, mais j'ai le sentiment qu'en la présence de Paul Schrader, on a presque deux auteurs pour signer ce film. Il y a une notion de sacré et de tragédie antique très différente de ce que l'on peut voir dans "Carrie" le film immédiat du cinéaste. Toit ce qui se déroule autour de l'inceste, en raison de la censure, a été atténué, mais ça achève de rendre le film encore plus étrange et ambigu. Lors du tourbillon final, c'est une émotion extrèmement déboussolante que l'on ressent. Courtland est peut-être délivré de son obsession de prime abord, mais en même temps n'a t'il pas commis quelque chose de monstrueux envers sa fille, une nouvelle tâche, qui ne demanderait qu'à cultiver de nouvelles fleurs du mal dans ses jardins de Nouvelle Orléan? Comme le héros de" Blow Out", d'une autre manière, il a aussi sacrifié quelque chose pour arriver au bout de son obsession initialle, comme aussi un Eliott Ness vendant une partie de son âme pour débarasser Chicago de Capone. C'est en fait là que je me démarque un peu de toi Hugues, je ne suis pas sur que le film sois une totale victoire sur le passé... "Mission to Mars" la fantasme, "Femme Fatale" l'accomplit, mais pas encore "Obsession".

Sinon, concernant le spectacle de la mort des personnages dans les films de De palma tu dis:

Brian De Palma filme non pas le moment présent de la mort, mais l?instant d?après, celui des remords, des regrets, des refus, de la non-acceptation, du désespoir, de la remémoration, de la remise en cause.

Je suis d'accord qu'importe plus Connie Nielsen que Tim robbins, mais quand on voit le chemin de croix traumatisant de la civile vietnamienne de "Outrages", j'ai au contraire l'impression que De palma a voulu rendre la mort la plus longue et pénible possible, à l'instar de celle de Gromek dans "Le Rideau déchiré". Certe J.Fox reste, mais pour ce film j'ai vraiment le sentiment que De palma a autant voulu filmer la mort en elle même que son après, avec égale importance. Mais ça j'en reparlerai quand je ferai l'étude de mon De Palma préféré pour notre cher site! Smile
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Hughes
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MessagePosté le: Mer Jan 05, 2005 9:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,


Ton propos sur "la mort filmée" chez De Palma me semble très juste et je reconnais volontiers avoir un peu trop généralisé dans mon texte en omettant les films que tu cites, dont "Outrages" et "M2M", m'appuyant plus précisémment sur "Blow Out", "Carrie". "L'Impasse" est cependant très équilibré sur ce plan là, puisque la dernière image est celle de Gail et de son fils dansant à Paradise Island.

Au sujet de Schrader, cela m'avait frappé dès la première fois que j'ai vu le film : c'est, je crois, l'unique fois où De Palma a écrit un film avec un auteur-scénariste qui a mis autant de sa personne que lui-même. L'avantage est que, les deux univers étant assez proches (bien plus proches selon moi que le duo Schrader-Scorsese), le film n'en a nullement souffert, mais bien au contraire, s'est enrichi. C'est une fusion admirable entre deux auteurs au tempérament fort. Le tournage fut houleux, mais le résultat demeure admirable.

Effectivement, le film semble exister dans le hors-temps (poids des souvenirs). "Obsession" est une oeuvre qui envisage toutes les époques : la civilisation grecque par la tragédie antique, la Renaissance italienne et les primitifs flamands, les années 50 et les années 70 aux Etats-Unis. Surtout, il se présente en 1958-59 comme il évolue en 1975. Sans doute la notion de l'utilisation du temps est elle à étudier dans ce film et plus précisémment dans toute l'oeuvre de De Palma, puisque le cinéaste est un authentique contemplatif, qui parfois utilise l'ellipse ("Mission to Mars") afin de prolonger la fluidité de sa narration et de préserver la force de cette contemplation.

Hughes.
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Ishmael Chambers
Spoutnik


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MessagePosté le: Mer Jan 19, 2005 12:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Hop, plusieurs anecdotes sur le "making of" du film en anglais ici (sur le très bon site de Bill Fentum consacré à De Palma):

http://www.briandepalma.net/obsess/obsess2.htm
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libilule



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MessagePosté le: Lun Jan 24, 2005 10:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai bien aimé ton texte Hughes. Il est en effet intéressant de voir que la démarche de De Palma se retrouve dans l'histoire elle-même, il y a une résonnance.

Brian De Palma est mon réalisateur préféré non pas parce que c'est le meilleur mais simplement parce que je me sens proche de son travail, de son regard sur les choses de la vie.

Cela dit, Obsession fut une grande déception. C'est pour moi l'un de ses plus mauvais films avec L'Esprit de Caïn et Femme Fatale.

Le problème de De Palma, c'est que parfois, les idées, les concepts l'emportent sur l'histoire elle-même, sur l'aspect dramatique. Il y a dans Obsession des éléments qui me paraissaient vraiment tirer par les cheveux pour simplement marcher au 1er degré.

Vertigo est un chef d'oeuvre qui a probablement obsédé De Palma. Y voir le point de départ d'une nouvelle interprétation me paraît une démarche très intéressante. Malheureusement si Vertigo fonctionnait au niveau dramatique, c'est une autre histoire pour Obsession. Ce n'est pas crédible, De Palma use d'une pyschologie freudienne à deux sous qui empêche le film d'avoir un intérêt émotionnel.

Et pourtant comme je l'ai dit : j'adore De Palma. J'aurai du mal à argumenter, j'ai vu le film y a deux ans. Disons que c'est l'impression que j'ai eu en le voyant. C'est très naïf, et mise à part quelques plans magnifiques (notamment le plan final au ralenti), assez insipide.

Le film tire son intérêt pour moi de ses correspondances avec Vertigo. La démarche de De Palma est vraiment intéressante et intellectuellement, elle est stimulante en interview ou en analyse (merci Hughes). Mais le film en lui-même, les personnages, les scènes m'évoquent de la grosse guimauve, c'est presque écoeurant !

Le film n'est pas non plus tellement romantique car pas assez désespéré. On ne croit pas une seule seconde à la tragédie que vit cet homme. C'est trop propre, il n'y a rien de pathétique chez lui. Aucune fragilité.

C'est mon avis, purement subjectif, je ne cherche à convertir qui que ce soit à mon avis, je done juste mes impressions persos.
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Hughes
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MessagePosté le: Mar Jan 25, 2005 8:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Libilule,


J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ta réponse à propos de "Obsession". Ton avis est d'autant plus intéressant que tu es fan du travail de Brian De Palma et que ton avis subjectif sur le film permet une nouvelle fois de mesurer à quel point les films du cinéaste créént la controverse, des jugements paradoxaux, suscitent toujours un débat mais jamais l'indifférence.

Ceci dit, tu n'es pas la première personne à avoir été déçue par "Obsession", puisque ce film est généralement mal placé dans les classements. Peut-être le rapport à "Vertigo" est il trop intime ; finalement regarder, contempler, interpréter "Obsession" n'est-ce pas une incursion dans l'intimité de l'admiration de De Palma pour Vertigo. Une intimité à préserver, à conserver préciseusement au fond de soi même. Tout en gardant à l'esprit que "Obsession" est un film original qui a su se dégager de l'emprise de "Vertigo".

Libilule, es-tu membre du forum De Palma ?

Hughes.
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libilule



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MessagePosté le: Mar Jan 25, 2005 12:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Non pas du tout.

Tu as un lien vers ce forum ?

Je ne savais qu'il y avait une communauté de fans de De Palma en France.
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Hughes
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MessagePosté le: Mar Jan 25, 2005 12:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le lien vers le portail de sites et les forums en français et en anglais est le suivant :

www.briandepalma.net


Je suis membre du forum depuis longtemps sous le pseudonyme de Hughes, puis Hughes1 et Hughes2.

Tu devrais y trouver ton bonheur.

Hughes.
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Echo
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MessagePosté le: Sam Jan 29, 2005 3:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

J'ai un problème avec le cinéma de Brian De Palma. Un blocage sans doute subjectif mais que vous m'aiderez peut-être à comprendre.

J'aime l'emphase au cinéma lorsqu'elle décuple le lyrisme des situations. Lorsqu'elle est entièrement au service d'une histoire à raconter avec des personnages forts. C'est parfois le cas chez De Palma, notamment dans L'impasse, Scarface ou encore Carrie que j'adore. Cependant, ces films me semblent à part dans son oeuvre car ils sont moins cérébraux et moins conceptuels que ses thrillers hitchockiens.
En effet, dans ces films, la virtuosité formelle outrée est partie intégrante d'un projet post-moderne et n'est plus au service d'une histoire. Par exemple, la scène finale d'Obsession que les laudateurs du film citent beaucoup est certes très belle (caméra qui tourne, musique sublime...) mais la mise en scène est tellement sophistiquée qu'elle perd en évidence et provoque donc une distance vis-à-vis du spectateur. C'est à dire que pendant cette scène, je regarde De Palma s'éclater avec sa caméra et je ne regarde plus tellement les retrouvailles d'un père et de sa fille.

Et là j'en viens à un deuxième point qui me chiffonne dans les thrillers de De Palma (Obsession, Body double, Pulsions...): le manque de personnalité des protagonistes. Il ne s'agit pas de taper sur Cliff Robertson qui est un comédien honorable mais de constater que les acteurs, souvent de second plan, ont bien souvent du mal à faire tenir un film sur leurs épaules chez De Palma. C'est sans doute voulu (par exemple Michael Caine assez fade dans Pulsions est évidemment un très grand acteur) car là encore la vedette du film est Brian. Mais les personnages, bien que potentiellement attachants car souvent fêlés, ne sont plus que des pantins et j'ai bien du mal à éprouver la moindre empathie pour eux.
C'est pourquoi, je suis perplexe quand je vois que beaucoup sont bouleversés émotionnellement par ces films.

Obsession est un film intéressant car la variation sur Vertigo est un exercice de style passionnant mais il a du mal à fonctionner au premier degré. C'est pourquoi j'ai du mal par exemple à comprendre les qualificatifs employés par certains fans du maître tels que "grand film romantique". Car cela veut dire je pense qu'ils se sentent impliqués dans une histoire, qu'ils éprouvent de l'empathie pour les personnages.
Chose qui m'est vraiment difficile à cause d'une mise en scène que je perçois comme créatrice d'une distance entre le sujet du film et le specateur.

En fait, il me semble que ces films ont pour objet le cinéma lui-même. D'où la distance quant à l'histoire et aux personnages à mon avis.
Alors que Carrie est avant tout un très beau film sur l'adolescence, Scarface une tragédie sur le rêve américain, L'impasse un polar passionnant qui a pour héros un gangster fatigué...
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Hughes
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MessagePosté le: Dim Jan 30, 2005 8:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Echo et bienvenue sur le forum.


J'ai lu avec attention ton texte sur l'oeuvre de Brian De Palma. Ton sentiment sur sur son cinéma se situe dans le domaine de l'émotionnel : perceptif et réceptif. On peut ne pas y être sensible. Cela dépend de chacun : les sentiments, la personnalité, les goûts, la sensibilité sont de nature personnelle et chacun a une vision différente, même si parfois proche, d'un même film.

Le cinéma de Brian De Palma est avant tout un cinéma de jouissance visuelle et intellectuelle. Pourtant, derrière tout cette grammaire cinématographique, il y a un fond, des thématiques, des obsessions auxquelles on adhère ou pas. Toute son oeuvre s'harmonise en lignes directrices qui contiennent toute une richesse propre au cinéaste. Il est exact que chez De Palma, il y a des films plus théoriques que d'autres, d'expérimentation ("Pulsions", "Body Double", "l'Esprit de Cain", "Femme Fatale"), des films expérimentaux ("Murder a la Mod", "Woton's Wake") et un cinéma plus humain, plus fragile ("Blow Out", "Outrages", "Mission To Mars"). Cependant, ce serait schématiser que de classer ainsi ses films, puisque De Palma combine généralement les deux ("Blow Out" a un final bouleversant).

Après, tu es ou pas réceptif à son cinéma, cela ne se commande pas. Personnellement, "Obsession", est un film qui m'a toujours touché (pour tout un tas de raison), tout comme le cinéma de De Palma en général. Car sa vision du cinéma (désolé pour les répétitions) et les thèmes qu'il aborde me plaisent, me fascinent beaucoup et c'est un terrain idéal pour l'analyse. J'aime ses films, car il y a une recherche constante de renouvellement de la grammaire, son approche d'une histoire me plait. Tout comme toi, Echo, c'est de l'ordre du purement émotionnel.

Début 2003-2004, je suis allé au cinéma et j'ai vu "Master and Commander" : ce fut un vrai coup de coeur, car ce film conte des aventures maritimes qui m'ont toujours fascinées (à ce propos je conseille l'ouvrage, superbe, de Patrick et Olivier Poivre d'Arvor, "Pirates et Corsaires" ; une bonne façon d'appréhender toute la richesse du film de Peter Weir). Cette année, c'est "Alexandre" d'Oliver Stone.

Par conséquent, je comprends très bien que tu n'apprécies pas trop le cinéma de De Palma. Personnellement, je ne suis pas trop sensible aux films de Scorsese, dont, selon moi, les deux meilleurs films sont : "La Dernière Tentation du Christ" et "Les Nerfs à Vif".

Hughes.
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