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Walter Paisley 1,85:1

Inscrit le: 04 Oct 2004 Messages: 112
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Posté le: Lun Avr 04, 2005 8:05 pm Sujet du message: Joe Dante |
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Voici donc le débat accompagnant le dossier Dante.
Puisque pour le moment seule l'introduction est publiée, je souhaiterais d'abord amorcer la discussion sur votre opinion concernant la carrière de Dante dans son ensemble.
Il serait également intéressant de voir si beaucoup de se sentent touchés par l'univers de Dante, si vous pensez vous-mêmes avoir la même "culture cinématographique" que lui. Et si ce n'est pas le cas, vous sentez vous réellement concernés par ses films ou au contraire pensez-vous que ses tendances à bourrer ses films de références peut nuire à la perception de son oeuvre ?
Voilà, à vous, j'éspère au passage que le dossier vous plaiera ! Bon débat ! |
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Ishmael Chambers Spoutnik

Inscrit le: 04 Oct 2004 Messages: 857 Localisation: Rennes
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Posté le: Lun Avr 04, 2005 9:27 pm Sujet du message: |
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Concernant la culture cinématographique, on va dire que j'ai découvert les références avant les originaux, les films de Dante donc avant tout ce sur quoi ils se reposaient ... J'ai presque envie d'ajouter, et c'est un peu cruel, que découvrir toute ces série B et films de genre après ne m'a pas forcément procuré le même degrès de plaisir. C'est paradoxal mais c'est aussi je pense une des conséquences de l'assimilation de cette cinématographie, du sérial et de ses codes par toute la génération Lucas/Spielberg et son entertainment mammouth dont je fut l'un des gamins nourris pleins la panse.
Joe Dante a pour lui cette réflexion sur l'industrie et sa position farouche d'appartenir quand même à un artisanat premier degrès en dehors de la position post-moderne, là ou Tim Burton avec qui on le compare parfois se crée un univers tout autre et d'une dimension esthétique plus ample. L'idéal aurait été que des gens comme Dante soient les vrais gagnants à la succession du cinéma auquel il paye son tribut. Mais garder la position du doux réveur nostalgique qui passe son temps à torpiller le système qui l'emploie, ça ne peut aboutir qu'à s'en faire exclure, ce n'est pas économiquement viable. Dante est désormais un cinéaste d'un autre temps... Si la douce anarchie de Dante pouvait trouver un écho positif dans les années 1980, dans l'ambiguité d'un système mercantiliste qui se fabriquait encore, à l'époque des mastodontes bien établis aujourd'hui il ne représente plus rien.
"Small Soldiers" et "Looney Tunes" sont frappant par leurs formes vraiment en retrait des standards actuels là ou le réalisateur était naguère très en phase. "Gremlins 2" et la fameuse réplique de Spielberg découvrant le film en salle de projection ("C'est à ça que vont ressembler les années 90?", mythique) a été le point de rupture. C'est dur en tout cas maintenant pour Dante d'exister. L'avoir vu perdre des projets comme "la Momie" et "Le fantôme du bengale" pour ne se retrouver qu'à faire un "film de bestiole" tous les sept ans est assez difficile.
J'aime tout les films de Dante, excepté peut-être "Looney tunes" qui pour moi fait cette fois figure de grenier à référence un peu platounet, pas toujours digne de Chuck Jones, sur un concept de films à sketch dont les différents segments sont très inégaux. Sinon le premier "Gremlins" et la mlancolie de "Explorers" et "Small Soldiers" sont ce qui me parle le plus. J'aime beaucoup "Gremlins 2", mais c'est je trouve un film plus fascinant qu'attachant. "L'aventure Intérieure" est un échec injuste et sa plus belle tentative de s'accomoder au mieux des studios. Ceci dis je crois qu'il a vraiment pas mal marché en vidéo, et Martin Short délirait même récemment sur le fait d'en faire une suite. "Piranhas" me plait aussi énormément... Je n'ai pas encore tout vu de Dante, en particulier "Matinee" que j'ai hâte de découvrir. _________________ http://www.cinetudes.com/
http://culturopoing.com/
http://scotthicks.over-blog.com/
http://soundsofthefoehn.blogspot.com/ |
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Max Schreck 2,35:1

Inscrit le: 05 Oct 2004 Messages: 333 Localisation: près ou loin
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Posté le: Mar Avr 05, 2005 1:54 pm Sujet du message: |
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Disposant d'une mémoire assez foireuse malgré mon jeune âge, je crois néanmoins pouvoir dire sans trop me tromper que j'ai découvert le cinéma de Dante avec Gremlins qui me fascinait complétement pour son mélange d'horreur (ce que promettait plus ou moins l'affiche, très réussie) et de comédie. J'ai bien sûr également complétement craqué sur la bouille de Gizmo, superbe création.
J'aime sans exceptions tout ce que j'ai vu de Dante. Je m'y sens en terrain familier, grâce à la grande fidélité de sa troupe (les inévitables Dick Miller et Robert Picardo, la complicité désormais regrettée avec Jerry Goldsmith), à sa boulimie cinématographique. Ma palme du coeur ira peut-être à Explorers, que je considère comme un des films idéaux de l'enfance (que je n'ai malheureusement pas découvert à l'âge des acteurs).
Concernant cette avalanche de références au ciné bis des fifties, qui atteint peut-être ses sommets dans Gremlins 2 et Looney tunes, ses deux films les plus iconoclastes pour ne pas dire les plus expérimentaux tant ils s'affranchissent de toute convention narrative. Il me semble néanmoins assez évident qu'à ce niveau-là, pas mal de spectateurs ne partageant pas l'ensemble de ces références peuvent être quelque peu laissés sur la touche, toutes proportions gardées. Ils ne passeront pas à côté du film, mais auront une impression d'incompréhension qui peut parfois même être désagréable.
Je ne dirai pas qu'il s'agit d'une limite de son cinéma, mais ceci explique sans doute pour une bonne part cette idée d'attachement que certains d'entre nous peuvent ressentir vis-à-vis de cette oeuvre. _________________
« Akeeta ! » (When dinosaurs ruled the earth) |
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PIKE 1,66:1
Inscrit le: 22 Jan 2005 Messages: 81
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Posté le: Mer Avr 06, 2005 11:58 am Sujet du message: |
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J'étais un enfant lorsque j'ai découvert, à leurs sorties le sketch de TWILIGHT ZONE, GREMLINS, EXPLORERS ou L'AVENTURE INTERIEURE. A l'époque, j'ai apprécié ces oeuvres au premier degré. Puis en grandissant, j'ai découvert le sous-texte subversif et l'ironie référentielle de ces films. J'ai toujours apprécié son oeuvre pour les différents niveaux de lecture. Je trouve regrettable que THE BURBS, MATINEE et THE SECOND CIVIL WAR soient quasiment méconnues.
Etant un fan de Goldsmith, j'adore leur collaboration artistique. J'aime bien également les deux scores que Donaggio a composé pour ses deux premier films.
L'année dernière, j'ai eu la chance de rencontrer Joe Dante pendant le festival de Venise, où il parrainé avec Quentin Tarantino une manifestation sur le B-Movies italien. Dans le cadre de cette manifestation, j'ai eu le plaisir de réaliser un entretien filmé avec Joe Dante et Quentin Tarantino. J'ai découvert une personne charmante, d'une grande disponibilité et d'une passion communicative. Lorsque je lui ai dit que j'avais à moyen terme un projet de doc sur lui, il n'a pas hésité à me donner ses coordonnées personnelles (chose excessivement rare dans ce métier et notamment en France). Lorsque je lui ai envoyé un mail le soir, j'ai découvert ébahi le lendemain matin sa réponse (chose quasiment impossible dans ce métier).
Merci Joe. _________________ « L' Art n'est pas seulement la plus haute expression de l?homme, mais aussi le salut de l' humanité. »
Le grand William Faulkner. |
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manuma 1,85:1
Inscrit le: 04 Oct 2004 Messages: 166
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Posté le: Jeu Avr 07, 2005 11:02 am Sujet du message: |
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Le cinéma de Joe Dante, je l?ai découvert dans ma prime adolescence. Je ne sais plus si c?était avec Hurlements ou Gremlins, deux films que j?ai vu à peu de temps d?intervalle. J?ai tout de suite été séduit par son humour destructeur et ses multiples clins d??il au cinéma fantastique de série B des années 40 et 50, cinéma auquel je m?éveillais également à cette époque.
Ce n?est que plus tard, à partir de The Burbs et Gremlins 2, que j?ai saisi la portée de la satire sociale présente derrière l?aspect comique de ses travaux et, par extension, le degré de subversion particulièrement jouissif de son cinéma, un anti-conformisme que l?on retrouve me semble t?il dans la plupart des meilleurs films de tous ces cinéastes ayant débuté chez Corman au début des années 70, de Jonathan Demme à Paul Bartel en passant par George Armitage.
Munis de ces quelques clefs, j?ai ainsi redécouvert ce que je connaissais déjà de lui et appréhendé chaque nouvel opus sous cet angle nouveau, avec des espérances à chaque fois plus que comblées.
Depuis la disparition de son plus fidèle collaborateur, Jerry Goldsmith, et l?insuccès des Looney Tunes ?, le dernier d?une interminable série, j?ai tendance à me poser la question de son devenir au sein de l?industrie cinématographique américaine. Joe Dante n?a pas du tout l?air d?être un cinéaste porté sur les concessions et je ne suis pas sûr que les majors continuent à lui confier des budgets confortables pour des ?uvres laissant visiblement la majeure partie du public auquel elles sont censées être destinées de marbre (car, à mon avis, le problème de Joe Dante n?est pas tant l?aspect frondeur, subversif de ses films ? Hollywood étant prêt à toutes les concessions dans ce domaine, du moment que ça rapporte ? que leur côté hermétique aux yeux du le public, qui ne saisi généralement pas le quart des références glissées par le cinéaste dans ses films et passe de la même façon totalement à côté de la satire, sociale ou autre, proposée). |
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PIKE 1,66:1
Inscrit le: 22 Jan 2005 Messages: 81
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Posté le: Jeu Avr 07, 2005 4:00 pm Sujet du message: |
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Voici une citation de Jerry Goldsmith au sujet de sa collaboration avec Joe Dante :
« Dante est un des plus grand fous de cinéma de tous les temps et aussi un fanatique de musique de film. Il me parlait de musiques que j?avais composées, dont je ne me souvenais même plus, en me sifflotant des thèmes que j?avais écrits ? Joe est le seul metteur en scène américain avec lequel j?ai une connexion humoristique. Ses films sont toujours génialement absurdes, à l?humour débridé. Il est le seul à avoir compris le vrai sens du mot cynisme. Musicalement, on se comprend parfaitement. L?humour musical qui est le mien se marie complètement avec ses sarcasmes et son ironie. GREMLINS et EXPLORERS ont été des moments forts de ma carrière et THE BURBS le point culminant de notre collaboration. Tout, y compris la musique, a été traité au second degré. La dérision de Joe me permet de « m?éclater » en musique, surtout au niveau sonore. Avec lui, l?électronique a pris un nouveau sens musical. Les bruits, les atmosphères font partie intégrante de son univers et par conséquent du mien. Comme avec Schaffner, les films de Dante sortent des sentiers battus. De plus, il est intéressant car il réalise ces films très bizarres dans lesquels il y a toujours un élément d?humanité et un coté poignant qu?il faut savoir dégager et faire ressortir parce qu?il est toujours là. Il y a un feeling qui nous unit, une ambition réciproque qui alimente nos deux ?uvres. » _________________ « L' Art n'est pas seulement la plus haute expression de l?homme, mais aussi le salut de l' humanité. »
Le grand William Faulkner. |
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Walter Paisley 1,85:1

Inscrit le: 04 Oct 2004 Messages: 112
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Posté le: Sam Avr 09, 2005 12:20 pm Sujet du message: |
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Content de voir que Dante suscite autant d'enthousiasme.
Ishmael : J'ai également découvert les films de Dante avant les séries B dont il s'est inspiré. Si je dois avouer également avoir été déçu au départ, j'ai par la suite commencé à prendre énormément de plaisir à leurs visions. Bien sûr, cela n'est pas systématique et certains films me plaisent plus que d'autres (par exemple, je trouve que le fameux Them! n'est pas si fameux, en dépit de son statut de précurseur). Mais en règle générale, ces films affichent une naïveté et un premier degré qui en font des vrais films camp. D'autre, plus rares, sont même très bien maîtrisés (Invasion of the Body Snatchers, de Siegel) et sont plus profonds que ce qu'il n'y paraît. Les films de Dante se réfèrent autant aux films "camps" qu'aux films plus formellement réussis. C'est tout un pan de cette histoire histoire cinématographique qui est montrée, avec du recul, de la nostalgie, et sans complaisance ni cynisme. Dante a aimé et aime encore cette époque, et à travers ses films il donne un argumentaire sur le pourquoi de cette passion. Ses films sont très communicatifs, et je trouve qu'ils permettent au spéctateur d'avoir une vision différente quand aux films des 50's. Donc je pense qu'au contraire que les films de Dante permettent justement d'aimer le cinéma des 50's. Dante inclut de multiples références dans ses films, et à ce titre, une large part de son cinéma encourage à la cinéphilie. C'est en grande partie à lui que je dois d'apprécier le cinéma des 50's. C'est quelque chose de trop rare actuellement : peu de réalisateurs poussent leurs spectateurs à rechercher dans l'histoire du cinéma.
Quand à ce qui est des problèmes de Dante avec le système holywoodien, je suis à 100% d'accord avec toi. "Incorruptible" et acerbe, il a payé le prix de son integrité.
D'ailleurs, questionné par Krohn dans le livre qui lui est consacré, il dit :
"A mon avis, il n'y a plus de coeur dans ce métier. Les films sont délibérément ciblés pour telle ou telle catégorie de public, par des gens qui n'iraient eux-mêmes pas les voir. C'est la clef de tout. Les gens qui font la plupart de ces films les font pour un public dont ils ont une idée préconçue et dont ils pensent qu'il va les aimer. A mes yeux, c'est inacceptable, et je me demande combien de temps je vais être capable de rester dans ce métier."
C'est assez clair. Cela dit certaines personnes pensent que ceci reflètent en gros l'aigreur de Dante fasse aux bides qu'il s'est pris, et que Dante crache sur les studios alors qu'il vit grace à eux... Qu'en pensez-vous ?
Pour ma part, je ne considère pas que Dante profite des studios. Profiter svoudrait dire qu'il s'y est plié. Ce qui n'est pas le cas. Il est en lutte perpetuelle avec eux, il essaie d'en tirer le maximum, de profits. Il n'en obtient pas autant qu'il voudrait. Un mec qui a des idées, et des bonnes, et qui a besoin d'argent pour financer son film, doit faire appel à des gros studios. Pas d'autre moyens. Ou alors il renonce à faire son film. Et ça, c'est s'avouer vaincu. Des petits budgets, il en a fait plein, il s'est même enfermé dans le milieu de la télé fut un temps. Mais je dis et je répète que cela serait très dommageable d'enfermer quelqu'un comme lui (qui pourrait faire de grandes choses avec un gros budget) dans des films à petits budgets.
Et placons-nous toi dans la position des pontes des studios. Ils visent une optique commerciale et non artistique. Les promesses non tenues, les remontages, les campagnes de promo lamentables... C'est eux qui profitent pleinement des réalisateurs. C'est pas pour rien que ce sont des mecs sans personnalités, qui dominent, aujourd'hui. Des mecs comme Dante qui gueulent, ça les emmerde. Mais ce sont des revenus potentiels, parfois.
Donc les studios ont besoin de réalisateurs comme ça, et les réalisateurs ont besoin des studios. A partir de là, il y a lutte, alors que l'on sait très bien que les 2 camps ne s'aiment pas. Dante le dit, point. Il n'y a pas l'histoire de profiter des studios. Il sait qu'il en est dépendant, il est pas con. Mais il refuse publiquement de se laisser écraser par eux.
Max : En effet, les fillms de Dante peuvent d'une certaine façon laisser des spectateurs sur la touche. Cela dit, je pense qu'ils ne reposent pas sur leurs références, et qu'en eux-mêmes, ils peuvent être grandement appréciés. Mais pour cela, il faudrait poser la question à quelqu'un qui justement ne perçoit pas les références des films de Dante... Cela serait intéressant.
PIKE : Pour Matinee il est un peu normal que le film soit méconnu. C'est un chef d'oeuvre, bien entendu, mais le film s'adresse trop ouvertement à une catégorie de cinéphiles. Sans paraître prétentieux, je dirais que le grand-public n'y verrait rien, habitué qu'il est à des oeuvres plus brutes, plus cyniques, moins raffinées. C'est triste, mais je doute fort que les gens veuillent voir des films du type de Matinee (qui n'existe même pas en Z2, et dont le Z1 est pourri, au passage... par ailleurs même Gremlins 2n'existe pas en Z2).
Quand à The Burbs et à Second Civil War, là c'est effectivement plus incompréhensible...
Sinon cela ne m'étonne pas que Dante soit une personne humble. La dimension humaine et sensible de ses films laissent transparaître sa personnalité, de même que leur côté familial, avec toute la famille Dante (Dick Miller en tête de liste).
Enfin, ton projet de documentaire sur Dante m'interesse grandement, d'autant plus qu'il n'est pas impossible que je fasse ma maîtrise sur Dante, et j'aimerais bien que tu me tiennes informé de son évolution. Il y a encore de grandes choses à faire sur le travail de Dante, et à terme, tout comme Stefan aimerait écrire un livre sur Cronenberg, j'aimerais en faire un sur Dante... Si tu es encore en contact direct avec lui, pourrais tu, stp, lui poser des questions pour moi, si j'en aurais besoin, à l'avenir ? Cela serait fort urbain de ta part, et je t'en serais gré...
Manuma : Oui, Hollywood se moque du côté critique d'un film, pourvu que cela rapporte. Et oui, ses multiples références cinématographiques ne les encouragent pas à produire ses films. Mais je pense que les 2 côtés, critiques et cinéphiles, sont liés. En montrant des références à des films d'une autre époque, Dante ne fait pas que montrer sa cinéphilie, il implique aussi la différence entre le cinéma d'alors et le cinéma actuel.
Alors certes, ça encore, Hollywood s'en moquerait, si les films rapporteraient. Mais cela dit, refuser à Dante des projets d'envergure signifie également que les studios refusent de soumettre le public à quelque chose de plus critique, de plus reflexif. Et le pire dans l'histoire, c'est que le public s'en moque. Ca laisse de funestes perspectives... |
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PIKE 1,66:1
Inscrit le: 22 Jan 2005 Messages: 81
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Posté le: Sam Avr 09, 2005 10:25 pm Sujet du message: |
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[quote="Walter Paisley"]
PIKE : Pour Matinee il est un peu normal que le film soit méconnu. C'est un chef d'oeuvre, bien entendu, mais le film s'adresse trop ouvertement à une catégorie de cinéphiles. Sans paraître prétentieux, je dirais que le grand-public n'y verrait rien, habitué qu'il est à des oeuvres plus brutes, plus cyniques, moins raffinées. C'est triste, mais je doute fort que les gens veuillent voir des films du type de Matinee (qui n'existe même pas en Z2, et dont le Z1 est pourri, au passage... par ailleurs même Gremlins 2n'existe pas en Z2).
Quand à The Burbs et à Second Civil War, là c'est effectivement plus incompréhensible...
Sinon cela ne m'étonne pas que Dante soit une personne humble. La dimension humaine et sensible de ses films laissent transparaître sa personnalité, de même que leur côté familial, avec toute la famille Dante (Dick Miller en tête de liste).
Enfin, ton projet de documentaire sur Dante m'interesse grandement, d'autant plus qu'il n'est pas impossible que je fasse ma maîtrise sur Dante, et j'aimerais bien que tu me tiennes informé de son évolution. Il y a encore de grandes choses à faire sur le travail de Dante, et à terme, tout comme Stefan aimerait écrire un livre sur Cronenberg, j'aimerais en faire un sur Dante... Si tu es encore en contact direct avec lui, pourrais tu, stp, lui poser des questions pour moi, si j'en aurais besoin, à l'avenir ? Cela serait fort urbain de ta part, et je t'en serais gré...
quote]
MATINEE existe en zone 2 mais en import anglais (je dis cela pour ceux qui n?ont pas de lecteur dézoné). Il faut signaler que les 20 minutes ininterrompues de MANT existent sur le laserdisc. Je comprends le fait, que ce film ne soit pas plus connu, mais je le regrette. Dante a déclaré que MATINEE était son film le plus personnel : « C?est mon film le plus personnel. J?avais un petit frère de l?age du protagoniste. Les jeunes, leurs attitudes, leurs conversations, l?importance du cinoche, des matinées où l?on voyait deux films d?affilée, j?ai connu tout cela. J?ai été élevé sur la cote Est, non pas en Floride, mais dans le New Jersey. En 1962, au moment de la crise, j?étais persuadé que la guerre nucléaire était imminente. On prenait ça très au sérieux. »
Le documentaire que je souhaite réaliser, sur un aspect de l??uvre de Dante, dépend de la concrétisation d?un projet de série de documentaires, que je souhaite décliner sur plusieurs saisons de treize docs de 26 minutes. En principe, je devrais tourner le pilote dans le courant du dernier trimestre 2005. Le doc sur Dante est prévu pour la deuxième saison. La réalisation de ce doc va donc dépendre du succès du pilote et de la première saison (si elle voit le jour). Par conséquent, je ne devrais pas m?entretenir avec lui avant un certain moment. Par contre, un éditeur italien m?a proposé de réaliser un livre d?entretien avec Joe Dante. Mais ce projet dépend d?une réponse positive de Dante, de mon emploi du temps qui risque d?être surchargé pendant un certain laps de temps (enfin j?espère, car cela signifiera qu?un certain nombre de mes projets sont en cours de réalisation) et du temps libre que je pourrais avoir à ma disposition, pendant un prochain voyage professionnel à L.A. . Dans ce cas, je pourrais peut-être lui poser certaines de tes questions (si j?ai eu le temps de lui poser toutes mes questions, dans le laps de temps, qu?il aura décidé de me consacrer). Je t?encourage vivement à essayer d?écrire une monographie sur Dante. J?espère qu?un éditeur français te suivra. Tu pourras présenter ton mémoire de maîtrise ou un plan détaillé du livre. _________________ « L' Art n'est pas seulement la plus haute expression de l?homme, mais aussi le salut de l' humanité. »
Le grand William Faulkner. |
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Invité
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Posté le: Dim Avr 10, 2005 8:51 pm Sujet du message: |
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Je me rends compte à la lecture de l'introduction et des différentes interventions des lecteurs que je ne connais pas si bien que ça le cinéma de Joe Dante.
Pourtant, il fait partie des réalisateurs dont je ne ratais pas un film en salle. Cependant, pour plusieurs raisons, je ne suis pas allé voir Looney Tunes Back In Action
Je confirme l'humilité du bonhomme. J'ai eu la chance de pouvoir le "rencontrer", en tant que simple spectateur-demandeur d'autographe, lors du Festival du Film d'Amiens en 1992. Ce dernier lui rendait alors hommage. Ainsi j'ai pu découvrir ce qui étaient à l'époque des inédits : des épisodes de Eerie Indiana, The Burbs et surtout le désopilant Hollywood Boulevard. Il avait aussi apporté avec lui, en exclusivité, les images de son dernier film : les extraits de Mant.
Je pense que j'ai fait connaissance avec les originaux bien avant les références-hommages de Dante. Étant depuis très tôt un téléspectatuer assidu de feu La Dernière Séance, j'ai découvert nombre de films de Jack Arnold dont Tarantula, The Incredible Shrinking Man...
Et, plus tard, le Festival du Film d'Amiens a rendu hommage à Jack Arnold et j'ai pu me régaler de sa filmographie plus ou moins bonne. De l'excellent It Came From Outer Space au risible Revenge Of The Creature... Mis à part celles-ci, il y a quand même de nombreuses références qui m'échappent.
Pour moi, Joe Dante, c'est avant tout The Howling. À mon sens également, l'un des meilleurs films de loup-garous. Ce qui n'est pas difficile, une malédiction fait que la majeure partie des films de loup-garous soient d'incroyables nanars : The Wolfman, An American Werewolf In Paris, Wolf...
En lisant cette introduction, je n'ai pu m'empêcher de faire un parallèle avec John Carpenter, autre rebelle dans le système hollywoodien, même s'il lui ai arrivé de faire des concessions... Ces deux réalisateurs proposent un regard sur le système hollywoodien, la politique Américaine que l'on ne retrouve pas chez d'autres (à ma connaissance). Mais l'absence de nostalgie et de poésie chez Carpenter stop net la comparaison.
Je ne peux en dire plus sur le bonhomme, n'ayant pas revu de ses films depuis longtemps. |
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Walter Paisley 1,85:1

Inscrit le: 04 Oct 2004 Messages: 112
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Posté le: Mar Avr 12, 2005 5:02 pm Sujet du message: |
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Pike : Merci du conseil, et bonne chance pour tes projets !
Thomas : Effectivement, les films de loup-garous sont victimes d'une malédiction assez ahurissante. Hormis The Howling, il n'y a guère que La Nuit du loup-garou, de Terence Fisher, qui m'ait personnellement marqué. Et dans une moindre mesure Le Loup-Garou de Londres, mais dont je ne me souviens pas très bien. Dog Soldiers aussi, n'était pas mal. Mais aucune de ces oeuvres n'est reconnue comme peuvent l'être les Dracula de la Hammer ou les Frankenstein de la Universal, qui sont restés dans l'imagerie populaire. Le film de Dante est peut-être trop marqué du sceau de la New World pour être véritablement reconnu. Cela dit, la reconnaissance n'est pas un critère de qualité. Dante a fait un film excellent certes, mais d'un point de vue personnel, je trouve qu'il y manque quelque chose, je ne sais pas trop exactement quoi, pour en faire un film parfait. Cela dit, ça reste l'une des rares références des films de loup-garous.
Quand au parallèle Dante-Carpenter, c'est aussi ce que je me suis dit (au dela du domaine de l'horreur, on peut aussi placer Gilliam dans le même panier). D'ailleurs, le projet qui est en train de se monter actuellement, Masters of Horror (13 films d'une heure, non censurés, pour la télé us et le marché DVD) a des chances d'être la dernière tentative pour plusieurs des réalisateurs qui y participent : Dante, Carpenter, Landis... Et d'autre en quête de rachat : Romero, Argento... Il y a même Corman qui revient à la réalisation. |
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